Psaume 1.1-6

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On entend dire, dans notre monde moderne, que les droits fondamentaux de l’homme, ce sont la vie, la liberté, et la poursuite du bonheur. Ce sont des aspirations légitimes. Mais, par rapport à la poursuite du bonheur, comme le dit Mortimer J. Adler (dans son livre The Philosophical Mistakes), « les gens adoptent, généralement, l’erreur faite par la majorité des philosophes modernes – que le bonheur est un état psychologique, plutôt qu’un état éthique, c’est-à-dire, la qualité d’une vie moralement bonne ».[1] En effet, lorsqu’on parle du bonheur à notre époque, il s’agit presque uniquement de l’idée de l’épanouissement personnel. Être heureux, c’est « s’éclater », se faire plaisir, rechercher à tout prix la satisfaction personnelle. De plus, la majorité de gens pensent que le bonheur est un sentiment, une expérience après laquelle ils doivent se tendre à tout prix. Mais, selon une telle définition, étant quelque chose de très subjectif et personnel, c’est presque impossible à atteindre.

J’ose pourtant vous demander : Êtes-vous heureux ce matin ? Mais plus important encore, votre bonheur est-il un sentiment, et donc, très passager, dépendant des situations et des événements favorables ; ou bien, le bonheur est-il plutôt pour vous un état ? Dans la Bible, le bonheur est promis à ceux qui vivent d’une certaine manière. Nous sommes heureux, selon Dieu, parce que nous vivons « bien », que nous vivons « comme il faut », parce qu’en paix et dans la communion avec Dieu et avec les autres !

Dans toute la Bible, le vrai bonheur, la satisfaction, ne viennent pas de nous-mêmes, mais du plaisir que nous prenons dans notre relation avec Dieu. Le but de la vie chrétienne, ce n’est pas « la vie, la liberté et la poursuite du bonheur », ce n’est pas de « nous éclater », mais, comme le dit le premier article du Petit Catéchisme de Westminster : « le but principal de la vie de l’homme est de glorifier Dieu et de trouver en lui son bonheur éternel » ![2]

Prenons donc un peu de temps ce matin, pour considérer ce que nous dit le premier Psaume à ce sujet. Le Psaume commence par une affirmation très forte : « Heureux l’homme » ! Ou, comme le tourne la paraphrase « Parole de Vie », « Voici l’homme heureux ! » Si le monde entier court après le bonheur, il n’y a pas beaucoup de personnes qui se retrouvent dans la définition qui nous est donnée dans ce Psaume ! Sautons, brièvement, le reste du premier verset, pour finir la pensée de cette affirmation : « Voici l’homme heureux. … C’est celui qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel ! » L’idée que la personne qui se consacre à Dieu, qui fait tout son possible pour lui plaire, qui, justement, trouve un grand plaisir à passer son temps à méditer la Bible, c’est à l’opposé de l’idée du bonheur que possède le monde qui nous entoure. L’idée des gens du monde, en général, c’est qu’il n’y a rien de plus triste que la personne qui se consacre à Dieu, car, pensent-ils, il se prive de tous les plaisirs de cette vie ; car le monde appelle « joie » et « bonheur » beaucoup de choses qui ne sont que des sentiments passagers ou résultats du péché, de la débauche, etc. L’idée du bonheur de ce monde, c’est de se libérer de toute contrainte, pour ne faire que ce qui nous plaît.

C’est cela, le message qui vient du monde, véhiculé par la littérature, par les films, par la télévision, par plus ou moins tout dans ce monde. Et si on écoute, on finit par laisser faire un lavage de cerveau. Tout autour de nous ressasse sans arrêt que nous trouverons la satisfaction, et donc le bonheur, lorsque nous conduirons telle marque de voiture, que nous porterons tel vêtement, que nous posséderons telle paire de chaussures, que nous assistions à tel concert, etc. Et, très généralement, tout fait appel aux trois péchés principaux, la convoitise des yeux, la convoitise de la chair, ou l’orgueil de la vie, pour nous « vendre » cette image du bonheur. Tout dans ce monde veut nous faire croire que la permissivité est le chemin vers le bonheur et l’accomplissement de soi. Et le monde tourne en ridicule non seulement le chrétien, mais n’importe qui, qui ne se donne pas pleinement à ses appétits et désirs.

L’auteur de ce Psaume remet les choses dans une juste perspective. Une telle poursuite du bonheur n’est pas la définition biblique, ce qui est très clair, selon ce Psaume. Notre vie est construite sur des choix. Il y a des choses que nous ne pouvons pas faire, si nous voulons réussir, comme il y a des choses que nous devons faire. C’est un constat de la vie, et pas seulement un principe spirituel. Quelqu’un qui veut devenir champion olympique ou musicien virtuose, pour ne mentionner deux exemples, sait qu’il faut éliminer beaucoup de choses, même légitimes, de sa vie, pour se consacrer entièrement à son entraînement, à la réalisation de son but.

Mais ce qui est vrai pour ces quelques êtres d’exception, c’est également vrai pour n’importe qui dans ce monde. Si vous voulez devenir réellement compétent dans votre travail, vous savez bien que vous devez en payer un certain prix – à étudier, à vous exercer, à vous consacrer à ce que vous faites. Voici une perspective plus générale de sagesse, qui nous permet de considérer les paroles de ce Psaume d’une manière très pratique pour les appliquer à notre vie.

Le verset 1 ne dit rien de différent de ce que je viens de souligner par rapport aux sportifs et musiciens de haut niveau – ils ont volontairement renoncé à beaucoup de choses. Mais, ce qui est encore plus fort dans ce Psaume, c’est justement que, pour être réellement heureux, nous devons renoncer à ce qui nous fait du mal, ce qui nous conduit dans la mauvaise direction. De plus, il y a une progression dans le mal dans ce premier verset. Notez bien les trois verbes. D’abord, on marche, puis, on s’arrête, et, enfin, on s’assoit. De plus, chacun de ces verbes est accompagné d’une description plus précise.

Pour commencer, la personne véritablement heureuse « ne marche pas selon le conseil des méchants ». Il nous est possible, à nous tous, de nous tromper parfois de chemin, lorsque les indications et les panneaux manquent, ou ne sont pas clairs. Quand on perd notre route, que faisons-nous, si ce n’est pas, justement, nous arrêter, pour demander conseil. Si la personne est bien intentionnée, nous nous retrouvons sur la bonne route. Mais il arrive parfois que les directions données nous éloignent de notre but, plutôt que de nous y conduire. Cela peut arriver encore plus facilement, spirituellement, car il peut nous arriver d’écouter des conseils bien intentionnés, mais qui vont nous éloigner de Dieu, plutôt que de nous faire avancer dans le bon chemin.

L’idée de marcher, c’est justement d’emprunter un chemin, d’avancer dans ce chemin. Et ce Psaume nous dit que nous serons heureux, si nous ne marchons pas dans « le conseil des méchants ». C’est quoi, ce conseil ? C’est, tout simplement, un avis qu’on nous donne. Cela peut être également un ensemble de principes qui déterminent les actions pour arriver à un but précis. Si nous voulons être réellement heureux, nous devons refuser de marcher dans les « combines » de ce monde. Mais nous devons également éviter d’adopter les mentalités de ce monde, ses définitions du bonheur, du succès, et ses manières pour essayer d’y arriver. Quand nous adoptons de tels avis, que nous agissons selon de tels conseils, nous sommes en train de marcher dans le même chemin.

Il est possible, lorsqu’on suit un mauvais conseil, de rebrousser chemin, de quitter cette voie-là. Mais, si ce « nouveau paysage » nous plaît, que nous commençons à y prendre plaisir, alors, c’est la suite du verset qui peut nous arriver. D’ailleurs, le sens le plus simple du verbe hébraïque suivant, « s’arrêter » : c’est « se tenir ». On décide de rester en place, là où on se trouve. On fait donc un choix conscient, ce n’est plus une « erreur d’aiguillage » ou un moment où nous nous sommes trompés de chemin. On décide d’adopter le chemin dans lequel nous nous trouvons, selon les conseils des méchants !

Si nous ne faisons pas attention, nous pouvons donc « nous arrêter sur le chemin des pécheurs ». Là au lieu de suivre simplement un conseil, on commence à adopter un certain style de vie. Et on finit par « s’asseoir sur le banc des moqueurs ». Là, nous n’avons pas seulement suivi un conseil, mais cela nous a plu, pour s’y arrêter, et, on « élit domicile », à nous trouver bien, dans la compagnie de ces personnes, dans leur manière de faire, qui, dans le fond, ne trouve bon qu’à se moquer des vérités divines, à blasphémer, à ridiculiser tous ceux qui n’agissent pas comme eux.

Pour un véritable bonheur, nous devons faire le tri des idées, et rejeter tout ce qui n’honore pas Dieu, tout ce qui a pour origine la « mentalité de ce monde », qui, comme nous le lisons en Éph 2.1-2, a Satan, « le prince de la puissance de l’air, cet esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion » comme maître. Comme le souligne ce passage en Éphésiens, nous avons la difficulté supplémentaire d’avoir hérité ces idées de notre ancienne nature, de nos habitudes avant de connaître Christ.

Où est-ce que nous nous promenons, dans notre vie ? Suivons-nous, justement, les conseils de ceux qui ne connaissent pas Dieu, qui ont rejeté ses voies ? Avons-nous encore la façon de penser du monde, la manière de voir les choses, les valeurs du monde, et non pas ce qui vient de Christ ? Le « juste » n’essaie pas de se tenir dans de telles contradictions, il n’essaie pas de s’adapter, à faire plaisir aux pécheurs, ni aux moqueurs. Car, comme le dit Jésus lui-même, en Matt 6.24 : « Nul ne peut servir deux maîtres car ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon ». Le juste selon Dieu ne construit pas sa vie selon le conseil des gens en rébellion contre le Seigneur !

Selon ce premier verset, il est donc clair que le bonheur véritable vient tout d’abord de ce que nous évitons, avant même d’aborder ce que nous faisons ! Passons donc à l’affirmation du verset 2 : « Mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel, et qui médite sa loi jour et nuit ! » Voici l’affirmation positive du bonheur : trouver notre plaisir dans la loi de Dieu ! Au lieu de prendre conseil selon les mentalités du monde, le croyant prend conseil dans la Parole de Dieu, dans les pensées de Dieu ! Et c’est cela qui lui procure un bonheur véritable, un bonheur durable.

Que signifie le fait de « trouver son plaisir » ? Une brève illustration : Un homme qui aime sa femme est heureux lorsqu’il est auprès d’elle, et triste quand il en est loin. De plus, il va manifester ce bonheur en voulant passer autant de temps que possible avec elle, à rechercher ce qui lui fait plaisir, trouvant son propre bonheur dans la joie qu’elle manifeste suite à un compliment, à un petit cadeau, à une attention particulière. Il est épris d’elle, alors, il manifeste la volonté de trouver son bonheur de cette manière. De la même manière, trouver son plaisir dans la parole de Dieu sous-entend le fait de cultiver ce plaisir, tout comme l’amour dans un mariage heureux doit poursuivre sa construction de manière continuelle. On décide de prendre plaisir, en faisant des choix, ce n’est nullement passif, ni automatique !

Permettez-moi donc de prendre la température de votre bonheur spirituel. Pouvez-vous dire, ce matin, que vous prenez plaisir dans la loi de Dieu ? On peut vivre cela comme beaucoup de mariages dans ce monde – le couple vit encore sous le même toit, mais le bonheur se fait rare. Ici, à cause de la liberté dont nous jouissons, nous n’avons pas de mal à obtenir une copie de la Bible. Nous avons même, probablement, tous, plusieurs copies de la Bible à la maison. Par contre, y trouvons-nous notre plaisir ? Notre Bible reste-t-elle sur l’étagère, ou sur notre table de chevet, sans être ouverte régulièrement ? Ou bien, est-ce que nous recherchons aussi régulièrement une nourriture spirituelle que nous cherchons la nourriture pour notre corps ?

Rajoutons une nuance, selon le Psaume 1. Quel est votre état d’esprit lorsqu’on dit le mot « loi » ? Et même « loi de Dieu » ? Considérons-nous les lois de Dieu comme quelque chose de pénible, de contraignant, qui « limitent notre liberté » ? Alors, nous sommes encore dans le chemin des pécheurs, nous avons déjà adopté, peut-être malgré nous, la mentalité du monde autour de nous – alors que nous savons le prix que le Père a payé pour nous racheter, nous sauver, faire de nous ses enfants, et que la Parole de Dieu est l’expression concrète qui nous permet de connaître cet amour, de connaître Dieu sans encore l’avoir vu de nos yeux, et savoir ce qui est pour notre bien, ce qui plaît à Dieu.

Si nous ne trouvons pas de plaisir dans la Parole de Dieu, comment passer de cette indifférence au fait d’en « prendre plaisir » ? Combien de temps passons-nous dans la Parole de Dieu ? Si nous ne l’ouvrons guère, il n’est pas étonnant d’avoir du mal à trouver notre plaisir dans la loi de Dieu ! Comme avec les personnes, plus nous passons du temps avec quelqu’un, plus nous pouvons l’apprécier, plus nous le connaissons, plus nous nous lions, pour devenir de véritables amis. D’ailleurs, si nous appelons quelqu’un « ami proche », mais que nous ne le fréquentons pas du tout, on peut se demander si nous disons la vérité ! Ce n’est pas différent avec la Parole de Dieu. Nous devons tout d’abord vouloir passer du temps dans la Parole. Et plus nous passons du temps, plus nous allons apprendre à l’apprécier, à trouver ce qu’elle nous réserve comme promesses, comme encouragements, comme conseils pour être réellement heureux !

Un bref mot au sujet de la méditation. Nous voulons permettre à chacun dans l’Église de former des petits groupes de méditation, composés  de 3 à 5 personnes maximum, et commencer cela à partir du livre La méditation biblique…. Le Psaume 1 nous dit pourquoi c’est important à apprendre à méditer de manière biblique. Méditer, comme le souligne ce Psaume, c’est remplir nos pensées, remplir notre cœur, ingérer la Parole de Dieu pour qu’elle soit assimilée pleinement à notre vie.

Que signifie l’idée de méditer la Parole jour et nuit ? Ce n’est pas faire que cela, mais c’est engranger la Parole, ses principes, des passages, dans son cœur, en faire l’objet de ses pensées, pour que, lorsqu’il y a un moment de calme, entre les tâches, le temps passé avec les autres, etc., on revient aux idées de la Parole, pour les méditer, les tourner, les retourner dans nos pensées, pour en extraire le maximum, dans notre compréhension, dans notre perception de ce monde, de ce que nous avons à faire, etc. Il ne suffit pas juste de lire la Bible. La méditation, c’est « ingérer » la Parole, pour qu’elle fasse partie de nous-mêmes. Comme le dit Rom 12.2, nous ne nous conformons plus au monde présent lorsque nous nous laissons transformer – et surtout, que nous laissions transformer nos pensées, par le renouvellement de notre intelligence. Cela se fait par la Parole de Dieu, et l’œuvre de l’Esprit, utilisant la parole, pour « reformater » notre façon de voir les choses, changer nos priorités, etc.… De plus, comme le dit Dominique Angers dans son livre, le mot hébreu pour méditer signifie aussi « murmurer » : nous pouvons légitimement, nous devrions même réciter souvent la Parole à nous-mêmes, à haute voix ; nous parler à nous-mêmes, selon ce que la Parole nous révèle, pour prendre conscience de son enseignement, de ses applications dans notre manière de vivre.

Pourquoi est-ce si important ? Ce Psaume montre qu’il n’y a que le choix de deux voies sur cette terre : la voie du salut, ou la voie de la condamnation éternelle. Jésus lui-même dit la même chose en Matt 7.13-14, parlant de la porte étroite qui mène au salut et le chemin très large qui mène à la perdition. Personne ne peut rester neutre, car nous sommes tous nés dans la mauvaise voie. Si nous ne faisons rien, nous restons dans la voie des pécheurs, la voie du jugement de Dieu.

Ce Psaume nous donne des images puissantes de la différence entre ces deux voies : l’homme heureux, qui veut glorifier Dieu et le servir, est comparé à un arbre, qui a été transplanté près d’un fleuve. Ce qui signifie qu’il ne manquera jamais d’eau, ni de nutriments pour continuer à grandir et vivre longtemps, à porter du fruit, en son temps. Si nous sommes enfants de Dieu, nous ne sommes pas des « pousses sauvages », le Seigneur lui-même nous a planté, comme le dit Jean 15, il nous émonde, il s’occupe de nous pour que nous portions un fruit abondant. Et l’émondage se fait par la Parole de Dieu, comme nous le lisons justement en Jean 15.3 : « Déjà, vous êtes émondés, à cause de la Parole que je vous ai annoncée ». Si nous voulons être heureux, nous devons être comme l’arbre de ce Psaume – planté près des sources d’eau – les Écritures, qui nous arrosent, qui nous nourrissent, qui nous fournissent tout ce qui nous est nécessaire à la vie sur cette terre, et à la vie spirituelle (voir 2 Pi. 1.2-4).

Si nous ne le faisons pas, la seule autre possibilité, c’est de continuer à ressembler aux méchants, comme le souligne le v.4 : quelle différence entre un arbre planté au meilleur endroit possible, qui dure des décennies, voir des centaines d’années, et « la paille que le vent dissipe ». Or, il s’agit en fait de la balle, ce qui est rejeté lors de la récolte du blé. Autrefois, aux temps bibliques, il y avait un terrain précis pour cela, souvent en haut d’une colline, où le fermier plaçait les gerbes de blé, puis faisait passer ses bœufs dessus, pour que leurs pieds séparent le blé de la balle. Puis, il prenait une fourche ou une pelle, et il jetait le tout en l’air. La balle, très légère, était emportée par le vent, et le blé retombait sur l’air pour être récupéré.

Ce Psaume nous enseigne clairement que notre manière d’agir manifeste la voie dans laquelle nous nous trouvons. L’arbre est vivant, a beaucoup de valeur. La balle est morte, légère, et emporté par le vent ! Il est difficile de trouver un contraste plus extrême, n’est-ce pas ? Nous ne pouvons pas nous fier aux apparences, combien de personnes, qui ont l’air vivant, sont comme la balle – sans vie, mortes dans leurs péchés, et qui ne pourront pas se tenir, le jour du jugement de Dieu !

Pour terminer, soulignons encore qu’il n’existe que deux voies. Qu’est-ce qui nous influence ? Il n’y a que deux directions possibles – celle du v.1, ou celle du v.2. (Voir aussi le v.6 : la voie des justes, ou la voie des méchants). Ce qui compte, sur cette terre, c’est justement la voie dans laquelle nous avons choisi de marcher. Car il n’y a que deux choix, sans autre possibilité ! Bien sûr, je ne suis pas en train de dire que nous sommes sauvés par nos œuvres. Mais si nous appartenons à Christ, nos choix déterminent si nous sommes heureux, ou si nous continuons à vivre comme avant. Demandez-vous quel genre de personne vous êtes en train de devenir – ce que Dieu appelle « un juste », ou, enraciné dans nos anciennes habitudes et voies, « un méchant ». Vous pouvez les savoir, en comparant votre comportement aux descriptions de ce Psaume.

Le but de la Parole de Dieu, c’est de nous permettre de connaître Dieu de mieux et mieux, et savoir aussi comment lui plaire. Y a-t-il des personnes présentes ce matin qui doivent se repentir, parce qu’elles ont choisi de s’arrêter ou de s’installer avec les moqueurs, dans leurs choix de vie et de valeurs ? Sur quoi bâtissons-nous nos vies ? Sur la Parole de Dieu, ou sur les conseils de ce monde. Nous sommes en train, chaque jour, de manifester le choix de la voie que nous suivons. Que ce soit celle de la Parole de Dieu, pour notre bonheur, et pour la gloire de Dieu !

2 Pi 1.2-3 : « que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur ! Sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, en nous faisant connaître celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu ».


[1] ADLER, Mortimer J., The Philosophical Mistakes (New York : Collier Books, 1985), p.131.

[2] Les textes de Westminster, (Aix en Provence : Éditions Kerygma, 1988), p.65

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